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Témoignage de Mme Gonin – épouse d’un adepte de « Gym Alzheimer » à domicile

i Déc 19th No Comments by

Témoignage de Mme Gonin – épouse d’un adepte de « Gym Alzheimer » à domicile

Depuis combien de temps connaissez-vous Siel Bleu ?
Pourriez-vous nous parler de votre première « rencontre » avec Siel Bleu, de son contexte ?

En 2003, j’ai trouvé dans le journal une annonce sur un groupe de personnes qui faisaient du footing. J’allais tourner la page, me disant : « C’est toujours pareil, cela ne concerne que les personnes en bonne santé… ». Et par hasard, en survolant l’article, j’ai vu que c’était pour les personnes Alzheimer. J’ai téléphoné tout de suite et Christophe, le chargé de prévention, est venu trois jours après. Christophe a été tellement gentil ! J’ai d’abord pris quelques cours pendant 2 ou 3 semaines. Je n’avais pas l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie) à l’époque, alors je l’ai demandé en spécifiant que je ne voulais personne pour le ménage mais que je préférais que cela finance les cours d’Activité Physique Adaptée pour mon mari. Le hasard a fait que Christophe et la personne envoyée par le Conseil Général se sont trouvés justement chez moi au même moment. La personne a réfléchi et a finalement accordé l’aide ; c’était la première fois que l’APA finançait des cours d’Activité Physique Adaptée.

A l’époque, tout le monde me disait que cela ne servirait à rien. Et aujourd’hui, tout le monde est étonné car grâce à Siel Bleu, mon mari s’est maintenu. A l’hôpital, les infirmières ont demandé si on ne pouvait pas faire venir Siel Bleu. Nous avons fait beaucoup de communication !

Pourriez-vous parler de l’impact des interventions Siel Bleu et de l’Activité Physique Adaptée ?

Quand tous les autres avaient abandonné, Siel Bleu a persisté. Siel Bleu continue à venir tous les jours. Le kiné vient aussi trois fois par semaine et discute souvent avec les chargés de prévention de Siel Bleu. Les deux activités se complètent bien. Le reste du temps, mon mari est assis dans un fauteuil électrique, mais il a souvent des flashs, il sourit, il me reconnaît. Il est épanoui et heureux.

Si je n’avais pas tout ça, je ne serais pas comme ça, aussi dynamique et positive. Quand j’ai vu cette annonce de Siel Bleu, je ne m’attendais pas du tout à ce que ce serait. On a l’impression que ça ne sert rien, mais c’est indispensable. Mon mari fait maintenant des choses qu’il ne faisait plus avant. Mon mari jouait du piano, il fait toujours quelques notes et ça surprend tout le monde. Je mets tout en œuvre pour le stimuler. Je lui mets des maracasses dans les mains.

Siel Bleu lance au mois d’octobre sa Fondation afin de financer des projets de recherche et d’action terrain en lien avec l’activité physique adaptée pour des personnes fragilisées. Que pensez-vous de cette nouvelle ?

Je suis d’accord pour ça parce que dans l’esprit des gens, quelqu’un comme ça, il faut le placer alors qu’en pratiquant une activité physique adaptée, on peut le garder à la maison.

Nous avons vraiment besoin d’aide dans ces situations. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire, ce n’est pas facile, mais on peut être très heureux. Je ne me sacrifie pas comme le pensent les gens. Mais ma seule peur, même si j’essaie de ne pas trop y penser, c’est de savoir ce qu’il adviendra de mon mari s’il m’arrive quelque-chose. Heureusement qu’il y avait Siel Bleu, sinon je n’aurais pas tenu.

Je tiens surtout à rappeler que depuis le début des séances, tous les chargés de prévention de Siel Bleu sont des personnes compétentes, chaleureuses, compréhensives, dévouées qui apportent chaque fois le rayon de soleil de la journée avec leurs affections et leurs joies. Ils sont pour nous notre famille.

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