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témoignage de Mme Levat-Colombani

i Déc 18th No Comments by

(bénéficiaire d’activités physiques adaptées à domicile)

Quels sont les progrès que vous avez pu observer depuis le début des interventions ?

L’intervention d’Audrey a tout changé. En effet, Audrey a clairement compris ce que j’attendais : retrouver de l’autonomie. Elle a alors adapté ses interventions. Avant, j’étais assise tout le temps. Me déplaçant avec un déambulateur à roulettes, je ne sortais presque plus. Je n’avais plus l’ombre d’un muscle sur les jambes car, si j’avais été sportive un temps, il ne me restait rien. Je vivais enfermée. Au bout de 2-3 séances avec Audrey, j’ai eu envie de me battre… et maintenant je me bats ! Nous avons remusclé mes jambes et progressivement, nous sommes sorties. J’ai appris à traverser et maintenant je vais au centre ville toute seule sans éprouver ni peur ni épuisement.

Progressez-vous toujours ?

Le problème était la confiance en moi. Au départ, mes jambes flageolaient beaucoup. Maintenant je suis beaucoup plus sure. Nous travaillons donc de plus en plus. Je sens que je progresse toujours. Audrey a compris que j’étais motivée et que je continuais à faire mes exercices toute seule. Du coup, à chaque fois, elle apporte de nouvelles idées.

Mais le plus important pour progresser, c’est l’échange entre ce que le bénéficiaire attend et ce que l’intervenant peut lui apporter. Audrey l’a bien compris. Elle m’a amenée à dire ce que j’attendais d’elle.

Eprouvez-vous plus de difficultés à réaliser certains exercices par rapport à d’autres ?

Après certains exercices, je suis plus fatiguée qu’après d’autres. Mais je pars du principe que c’est qu’ils ont été utiles. De toute façon, nous avons un accord avec Audrey : si ça ne va pas, je dois arrêter.

Un bilan de l’intervention à domicile ?

Je suis absolument ravie. Depuis Audrey, je revis. Et je m’accroche. Je fais mes exercices en regardant la télévision. Même psychologiquement, je ne voyais pas d’issue, pas d’avenir, et là, d’un coup, l’évolution a été vraiment rapide. J’ai retrouvé le goût de me battre et je pense que c’est la base des progrès pour tout. J’ai l’impression d’avancer d’un cran à chaque fois. Je sais bien que marcher sans déambulateur n’est pas pour demain… mais peut-être pour après-demain ! Maintenant le mot « après-demain » veut dire quelque-chose pour moi.

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